La forêt du Day se traduit comme une forêt primaire ou “fossile”.

En quittant Ali-Sabieh, la route qui mène à Djibouti remonte en altitude pour pénétrer dans la forêt du Day, la seule couverture végétale permanente du territoire, qui mérite le détour. Il s'agit d'un vestige d'une ère très ancienne, lorsque le Sahara était couvert de graminées et de fleurs. La cascade de Bankoualé, à mi-chemin entre Randa et la forêt du Day, abrite une agréable palmeraie. On accède à la forêt du Day depuis Randa, par une piste d'une quinzaine de kilomètres qui serpentent sur la montagne. En chemin, vous croiserez des populations nomades et vous admirerez un panorama magnifique sur le golfe de Tadjoura.

Le parc national de la forêt du Day est situé à 1500 mètres d'altitude, sur les pentes du Mont Goda. Vestige vivant de ce que devait être la végétation du Sahara et de l'Arabie il y a quelques milliers d'années, la forêt héberge des acacias géants, des genévriers, des oliviers sauvages, des jujubiers... La faune y est également très diversifiée.

Les plus chanceux d'entre vous pourront même apercevoir la silhouette furtive d'un guépard ou d'une panthère. Malgré des pluies espacées, l'humidité des sols est conservée grâce à un épais brouillard de condensation, récurrent dans la région, et par de basses températures hivernales. Cependant, la forêt du Day est en danger: la sécheresse, le sur-pâturage, le surpeuplement et un champignon parasite la fragilisent peu à peu.

La forêt du Day, écosystème exceptionnel, forêt relique d'une superficie de 3,2 km² permet aux biologistes et botanistes d'étudier les profonds changements climatiques intervenus sur le continent… quand les montagnes du Sahara et de l'Arabie étaient encore recouvertes de forêts…

Les plateaux du Day laissent apparaître une véritable forêt de genévriers, d'oliviers sauvages, de buis et d'acacias. Les arbres morts tendent leurs bras blancs tordus, torsadés et habillés de lichens gris qui s'effilent en longue chevelure le long des branches.

Djibouti, terre de rencontres et d'échanges trouve dans le domaine de l'ornithologie une signification toute particulière : des centaines d'oiseaux observés dont le Francolin de Djibouti, unique au monde. Si la flore est étonnamment diversifiée, la faune demeure bien préservée, expression vivante des contraintes physiques et climatiques mêmes si guépards et panthères sont rares à observer ! Nuages et brouillards apportent à cette forêt primaire, milieu rare, original et varié, ainsi qu'à l'ensemble des Monts du Goda l'humidité bienfaisante qui permet aux arbres de subsister malgré les pluies trop espacées.

Cette forêt est désormais en danger. La sécheresse de plus en plus dure, le sur-pâturage, le surpeuplement progressif de la zone et la venue d'un champignon parasitaire contribuent à fragiliser l'écosystème.

Différentes plantes existent : oliviers sauvages, genévriers géants, acacias, jujubiers ainsi que des figuiers géants qui étranglent les autres espèces d’arbres.

Au détour des chemins, on peut apercevoir des termitières, chèvres, dig dig et cyno (singes) qui profitent de la fraicheur et de l’humidité de la forêt.

Vue sur le golfe de Tadjourah, la maison du gouverneur mais aussi la maison du président et de son champ de khat, production privée, bien gardée, avec mirador s’il vous plait , pour éviter tout vol, de la denrée précieuse importée chaque jour à pris d’or d’Ethiopie ou du Yemen !!! Cette drogue puissante ahinile toute volonté chez celui qui la consomme.

Source internet